Analyses

HENRY DUNANT, DU ROUGE SUR LA CROIX

Ce téléfilm, par Dominique Othenin-Girard, distribué par Bohemian Films, a été diffusé le 14 mars 2006 par la Télévision suisse romande en première mondiale.

Comme il mélange la fiction et la réalité au point que le spectateur ne sait plus ce qui est vrai, la Société Henry Dunant a dû réagir.

Fiction, amalgames, erreurs et contresens
Grâce à une mise en scène dynamique, à des acteurs séduisants et performants, le téléfilm Henry Dunant, du rouge sur la croix offre un divertissement agréable pour les amateurs de fictions historiques.

Comme toutes les créations qui se réfèrent à un personnage ou à un événement historiques, ce film de fiction soulève la grande question de l’utilisation d’éléments qui se sont réellement passés, mélangés à des inventions pures et simples du réalisateur, ou qui sont juxtaposés à des anachronismes criants, parfois imbriqués dans de véritables contresens.

Un grand nombre d’institutions héritières des inspirations géniales d’Henry Dunant peuvent se reconnaître dans ce film, dans la mesure où les lignes directrices de la fiction s’inscrivent dans la tradition et les principes actuels du Comité international de la Croix-Rouge, des sociétés nationales et des sections de la Croix-Rouge. Mais les membres du Croissant-Rouge (éventuellement du Cristal-Rouge) y trouveront-ils leur compte ?

Une des fonctions d’une institution à vocation scientifique comme la Société Henry Dunant est de rappeler les faits lorsque la fiction ne permet plus au lecteur ou au spectateur de s’y retrouver. Après un premier visionnement, il nous semble opportun de souligner quelques éléments que le film présente comme factuels et historiques, alors qu’ils ne correspondent, à notre connaissance, à aucune réalité. Notre analyse s’efforce de suivre le déroulement des faits.

Documents

Liens internet

  • L’article du Matin, « C’est un mini-Dallas ! »
  • Voir les arbres de Charles DUNANT et Bernard DUNANT sur le site de la Société Genevoise de Généalogie.
  • Voir l’arbre d’Henry DUNANT.